Cours InstitutDuBricolage.com : Ça Vaut Vraiment le Coup ?
J’ai toujours eu deux mains gauches. L’idée même de percer un mur pour installer une simple étagère me donnait des sueurs froides. Chaque petite réparation à la maison se transformait en appel à un artisan, avec la facture qui va avec.
Lassé de cette dépendance et de voir mon budget s’envoler pour des broutilles, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Après quelques recherches, je suis tombé sur l’Institut du Bricolage et sa promesse d’autonomie. J’ai donc sauté le pas et me suis inscrit à l’un de leurs ateliers phares.
Dans cet article, je vous partage mon expérience complète et sans filtre : ce que j’ai réellement appris, le coût total de l’opération, les vrais points forts de leur méthode, mais aussi les limites à connaître avant de vous lancer.
L’Institut du Bricolage : la promesse d’en finir avec les deux mains gauches
Avant de mettre les mains dans le cambouis, j’ai passé un peu de temps sur leur site. La promesse de l’Institut du Bricolage est claire : vous rendre autonome sur les tâches courantes de la maison grâce à une méthode basée sur l’apprentissage par le geste.
L’idée n’est pas de vous transformer en professionnel du bâtiment en un week-end, mais de démystifier les outils et les techniques pour que vous osiez enfin vous lancer. Ils mettent l’accent sur la pratique encadrée, en petits groupes, pour que chaque geste soit corrigé et devienne reproductible chez vous, en toute sécurité.
Sur le papier, l’offre s’adresse à tout le monde, du débutant absolu (mon cas) au bricoleur occasionnel qui souhaite se perfectionner. C’est cet accent mis sur la confiance et la pédagogie qui a fini de me convaincre.
Mon expérience en atelier : 2 jours pour (enfin) oser bricoler
J’ai choisi l’atelier « Les Indispensables », un format de deux jours qui couvre les bases : percer, fixer, scier, reboucher… Bref, tout ce qui me terrorisait. Voici le déroulé de mon expérience, étape par étape.
L’inscription et l’arrivée : un cadre rassurant
L’inscription en ligne s’est faite en quelques clics. J’ai reçu un mail de confirmation très clair avec l’adresse, les horaires et les quelques consignes. Le coût : environ 590€ pour les deux jours, matériel et consommables inclus. Un investissement, certes, mais je le voyais comme un pari sur l’avenir.
Le jour J, je suis arrivé dans un atelier spacieux et bien organisé. Nous étions un petit groupe de 6 personnes, un mélange d’hommes et de femmes de tous âges, ce qui était assez rassurant. Notre formateur, Patrick, un ancien menuisier à la retraite, nous a tout de suite mis à l’aise avec son calme et son humour.
Jour 1 : Face à face avec la perceuse
La première matinée a été consacrée à la sécurité et à la présentation des outils. Pas de blabla inutile, on est vite passés à la pratique. Le premier défi : la perceuse-visseuse.
Patrick nous a montré comment la tenir, changer un embout, régler la vitesse et le couple de serrage. Puis, ce fut mon tour. J’ai commencé par percer dans une simple plaque de placo. Le formateur a immédiatement corrigé ma posture : « Rapproche-toi du mur, sois stable sur tes appuis, sinon tu vas dévier. » Ce simple conseil a tout changé.
L’après-midi, on est montés en gamme : brique creuse puis mur en béton. J’ai appris la différence entre le mode perçage et percussion, et surtout, j’ai raté ma première cheville Molly. Elle a tourné dans le vide, agrandissant le trou. Loin de me juger, Patrick m’a expliqué mon erreur : « Tu as percé trop vite, ça a arraché le plâtre autour. » En 10 minutes, j’ai compris, rebouché et refait un trou parfait. C’est ce feedback immédiat qui est impossible à avoir sur YouTube.
Jour 2 : Des finitions aux petites réparations
Le deuxième jour était axé sur d’autres outils comme la scie sauteuse (impressionnante au début, mais finalement très maniable) et surtout sur les petites réparations.
Le moment de vérité pour moi a été l’atelier « refaire un joint de silicone ». J’ai toujours détesté ça. On a travaillé sur des maquettes de lavabos. J’ai appris à retirer l’ancien joint, à nettoyer la surface, à appliquer le nouveau avec un pistolet et surtout, à le lisser correctement avec un outil adapté (et un peu d’eau savonneuse). Mon premier essai était passable, le deuxième était franchement propre. J’ai compris la technique et le geste.
En repartant, je n’étais pas devenu un pro, mais la peur avait disparu. J’avais touché, utilisé, et même raté dans un cadre sécurisé. La confiance que j’ai gagnée en 48 heures est inestimable.
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Ateliers, projets, e-learning : quelle formation est faite pour vous ?
L’Institut du Bricolage propose différents formats pour répondre à des besoins variés. Voici un aperçu pour vous aider à y voir plus clair.
Les ateliers « Compétences Clés » : la porte d’entrée idéale
Ces modules courts (1 à 2 jours) sont parfaits pour les débutants absolus. Ils se concentrent sur une compétence fondamentale :
- Percer et fixer : Le B.A.-ba pour accrocher cadres, étagères, tringles…
- Les bases de la plomberie : Pour ne plus paniquer face à un siphon bouché ou un robinet qui goutte.
- Préparer un mur avant de peindre : Enduire, poncer, appliquer une sous-couche pour un résultat pro.
Mon avis : C’est le meilleur investissement pour démarrer. Vous repartez avec des gestes sûrs et une méthode claire pour les tâches les plus courantes.
Les ateliers « Projets » : pour aller plus loin
Une fois les bases acquises, ces ateliers vous guident sur un projet concret de A à Z :
- Monter une cloison en plaques de plâtre.
- Poser un parquet flottant.
- Créer un petit meuble en bois.
Ces formats sont plus longs et demandent un peu plus d’engagement. Ils sont idéaux pour ceux qui ont un projet de rénovation précis en tête et qui veulent être accompagnés.
Les formations en ligne : la flexibilité avant tout
Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou qui préfèrent apprendre à leur rythme, l’Institut propose aussi des cours en vidéo. C’est une bonne option pour la théorie et la découverte des techniques, mais elle a une limite de taille : l’absence de correction en direct. Rien ne remplace l’œil du formateur qui voit votre main trembler ou votre posture incorrecte.
💡 Mon conseil : Si vous êtes un vrai débutant, privilégiez un atelier en présentiel pour acquérir les bons gestes et la confiance. Le format en ligne est un excellent complément pour réviser ou approfondir un sujet une fois que vous êtes plus à l’aise.
Combien ça coûte vraiment ? Analyse des tarifs
Abordons le sujet qui fâche : le prix. Est-ce que les formations de l’Institut du Bricolage sont un bon investissement ? Décomposons le coût.
Les tarifs varient bien sûr selon le format et la durée. Voici une fourchette de prix que j’ai pu constater (tarifs indicatifs à vérifier sur leur site).
| Type de formation | Durée typique | Prix indicatif | Idéal pour… |
|---|---|---|---|
| Atelier Découverte | 1/2 journée | 90€ – 150€ | Tester un domaine précis (ex: soudure à l’arc) |
| Atelier Compétence Clé | 1 journée | 290€ – 350€ | Maîtriser une compétence de base (peinture, plomberie) |
| Formation « Les Indispensables » | 2 jours | ~ 590€ | Les débutants qui partent de zéro |
| Formation Projet | 3 à 5 jours | 790€ – 1200€+ | Se lancer dans un vrai projet de rénovation |
À cela, il faut ajouter le « coût caché » : le transport si vous n’habitez pas à côté et éventuellement l’achat de quelques outils de base pour pratiquer chez vous par la suite. Concernant le financement, certaines formations peuvent être éligibles à des dispositifs comme le CPF. Le mieux est de les contacter directement pour vérifier.
Alors, est-ce cher ? Si on compare au coût d’une seule intervention d’un artisan (qui peut facilement dépasser 200€ pour un déplacement et une heure de travail), l’investissement dans une formation est vite rentabilisé. Après mon atelier de 2 jours, j’ai posé moi-même trois étagères et une tringle à rideaux. J’estime avoir déjà « remboursé » près de la moitié du coût de la formation en évitant de faire appel à un pro.
Consulter les tarifs et les dates
Mon verdict : les vrais avantages et les limites à connaître
Après deux jours intenses, voici mon bilan honnête sur les cours de l’Institut du Bricolage. C’est une excellente solution, mais elle n’est pas parfaite pour tout le monde.
✅ Ce qui m’a totalement convaincu
✓ La correction en temps réel – C’est l’atout numéro 1. Un formateur qui vous dit « Stop, ton poignet n’est pas droit » vaut des heures de vidéos sur Internet.
✓ La démystification des outils – On ose enfin les manipuler dans un cadre sécurisé. La peur de la perceuse a complètement disparu.
✓ L’apprentissage d’une méthode – On n’apprend pas juste un geste, mais toute la séquence : préparer le chantier, protéger, mesurer, exécuter, puis nettoyer. C’est ce qui fait la différence.
✓ Le gain de confiance radical – Je suis reparti en me sentant réellement capable. C’est un changement mental énorme pour quelqu’un qui partait de zéro.
❌ Ce qui pourrait être amélioré
✗ Le prix initial – C’est un budget conséquent qu’il faut pouvoir sortir. L’investissement est rentable à moyen terme, mais il faut pouvoir l’avancer.
✗ Ça ne remplace pas la pratique – Une formation de deux jours donne les clés, mais ne fait pas de vous un expert. Il faut absolument pratiquer chez soi pour ancrer les compétences.
✗ La qualité dépend du formateur – J’ai eu une excellente expérience avec Patrick, mais le facteur humain est déterminant. La qualité de la pédagogie est essentielle.
✗ Pas une formation diplômante – C’est évident, mais il faut le rappeler : ce n’est pas adapté pour une reconversion professionnelle. Pour cela, un CAP est indispensable.
Pour qui ces cours sont-ils un excellent investissement (et pour qui ils ne le sont pas) ?
Pour résumer, je pense que ces formations sont une solution fantastique pour un certain type de profil, mais peuvent être inadaptées pour d’autres.
C’est une solution parfaite pour vous si :
- Vous êtes un débutant complet, angoissé à l’idée de bricoler.
- Vous avez des petits projets précis (déco, réparations) et vous avez peur de vous lancer.
- Vous avez besoin de manipuler pour apprendre et le contact humain vous motive.
- Vous voulez économiser de l’argent sur le long terme en devenant autonome.
Ce n’est probablement pas la meilleure option si :
- Vous visez une reconversion professionnelle dans le bâtiment (orientez-vous vers un CAP ou un titre professionnel).
- Vous avez un budget très limité (commencez par des ressources gratuites et l’aide d’amis bricoleurs).
- Vous êtes déjà un bricoleur débrouillard qui cherche juste des techniques de pointe.
Les 3 meilleures alternatives à l’Institut du Bricolage
Si vous n’êtes pas convaincu, il existe d’autres manières d’apprendre. Voici trois alternatives à considérer.
1. Les tutoriels YouTube
Avantages : C’est gratuit et le choix est infini. Idéal pour une tâche très spécifique.
Inconvénients : Qualité très variable, pas de correction possible, et certains conseils peuvent même être dangereux. On ne vous apprend pas les bases de la sécurité.
2. Les ateliers en grande surface de bricolage
Avantages : Souvent moins chers et très accessibles géographiquement (Leroy Merlin, Castorama…).
Inconvénients : Les groupes sont souvent plus grands, le contenu peut être moins approfondi et parfois plus orienté « vente de produits ».
3. La formation diplômante (CAP)
Avantages : Une reconnaissance officielle, un apprentissage très complet d’un métier, parfait pour une reconversion.
Inconvénients : Très long (1 à 2 ans), beaucoup plus cher, et totalement surdimensionné si votre but est juste de l’autonomie à la maison.
Pédagogie et encadrement : 9/10
Qualité du matériel : 8.5/10
Rapport Qualité/Prix : 8/10
Gain de confiance : 10/10
⭐ Note globale : 8.9/10
En conclusion, mon expérience à l’Institut du Bricolage a été une véritable révélation. J’y suis allé avec appréhension, j’en suis reparti avec de la confiance et des compétences concrètes. C’est un investissement, mais pour quiconque souhaite passer de « je n’ose pas » à « je sais faire », le retour sur investissement est quasi immédiat. Je ne peux que le recommander.
Je me lance et je découvre les formations
Questions fréquentes sur les cours de l’Institut du Bricolage
Les cours sont-ils certifiants ?
Non, ces formations visent l’acquisition de compétences pour un usage personnel et l’autonomie domestique. Elles ne délivrent pas de diplôme d’État comme un CAP, qui est nécessaire pour une activité professionnelle.
Peut-on financer la formation avec le CPF ?
Certaines formations longues ou professionnalisantes peuvent être éligibles. Pour les ateliers courts destinés aux particuliers, c’est plus rare. Le plus simple est de contacter directement l’Institut pour connaître les modalités de financement possibles pour le cours qui vous intéresse.
Faut-il acheter ses propres outils avant de venir ?
Non, absolument pas. Tout le matériel, les outils (professionnels et bien entretenus) ainsi que les consommables (vis, chevilles, enduit…) sont fournis et inclus dans le prix de l’atelier. C’est l’occasion de tester du matériel avant d’investir.
Est-ce vraiment adapté aux novices complets, aux femmes ou aux seniors ?
Oui, totalement. La pédagogie est conçue pour partir de zéro. La force physique n’est que très rarement un critère ; la méthode, la précision et le bon usage de l’outil sont bien plus importants. Dans mon groupe, il y avait une parité parfaite et tous les niveaux d’âge, et chacun a progressé à son rythme.